mardi 10 avril 2012

Le Scapulaire Rouge de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ




Le Scapulaire Rouge de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Ce scapulaire rouge provient d'une apparition de Notre Seigneur Jésus-Christ à une fille de la Charité Soeur Apolline ANDRIVEAU, née en 1810, qui a reçu la vision du scapulaire de la Passion le 26 juillet 1846 à Troyes, maison Saint-Jean. Elle est décédée à Montolieu en 1895.
On notera sur le scapulaire la présence des deux Coeurs unis de Jésus et de Marie, surmontés de la Croix.

Vous pouvez noter la présence des deux Coeurs Unis de Jésus et de Marie surmontés de la Croix
Nous retrouvons ci-dessous les deux Coeurs unis dans un tableau peint par le frère François Carbonnier concernant l'apparition de la Très Sainte Vierge rue du Bac . Je vous laisse apprécier la beauté de ce tableau .
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Texte relatif au Scapulaire rouge adréssé par les soeurs de la charité : "Le 26 juillet 1846, sœur Apolline fut favorisée d ’une vision. Voici le récit qu’elle en fit à :’J'étais montée à la chapelle avant le salut. Je crus voir Notre-Seigneur vêtu d’une longue robe rouge et d’un manteau bleu. C’était la beauté par essence. Il tenait dans la main un scapulaire écarlate suspendu par deux rubans de laine de la même couleur. Sur un côté, il était représenté crucifié ; les instruments les plus douloureux de la Passion se trouvaient au pied de la croix : le fouet du prétoire, le manteau, la robe qui avait couvert son corps sanglant. Il y avait autour du crucifix : Sainte Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, sauvez nous ! A l’autre extrémité du ruban, la même étoffe était recouverte de l’image sainte et de son Cœur sacré et celui de sa sainte Mère ; une croix placée au milieu semblait s’échapper des deux Cœurs ; et il y avait autour : Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, protégez-nous ! ».
Le soir de l’octave de Saint Vincent, le 26 juillet 1846, sœur Apolline fut favorisée d’une vision qu’elle tint d’abord soigneusement secrète. Cependant sur l’ordre formel de son confesseur, elle consentit à en faire part à M. Etienne, alors Supérieur Général des Prêtres de la Mission.
L’apparition de Notre-Seigneur tenant à la main un scapulaire de sa Passion, se renouvela plusieurs fois ; le jour de l’Exaltation de la Sainte-Croix, le 14 septembre 1846, elle eut lieu avec cette circonstance particulière, que sœur Apolline crut entendre Notre-Seigneur lui adresser ces consolantes paroles : «  Les Prêtres de la Mission doivent donner ce scapulaire et ceux qui le porteront bénit par eux recevront tous les vendredis une grande augmentation de foi, d’espérance et de charité ».
«  Notre divin Sauveur désire que l’on établisse le Scapulaire de la Passion, je n’en puis douter au fond de mon cœur. Il saura bien, dans un instant que lui seul connait, aplanir toutes les difficultés qui s’élèvent ordinairement contre les dévotions nouvelles et faire du précieux jour de sa mort un jour à part et enrichi des trésors de la sainte Eglise. Ce sera comme une des richesses de la Congrégation de la Mission ».
Le Pape Pie IX approuva avec joie le nouveau scapulaire et par un rescrit du 25 juin 1847 autorisa tous les prêtres de la Mission à bénir et à distribuer à tous les fidèles le nouveau scapulaire, dénommé SCAPULAIRE DE LA PASSION DE JESUS-CHRIST ET DES SACRES CŒURS DE JESUS ET DE MARIE .
On doit remarquer qu’il est rattaché de manière frappante à la Médaille Miraculeuse.
En effet, le scapulaire, comme la Médaille, centre notre attention sur la Croix de Jésus-Christ et sur la place de Marie dans le mystère du Salut.
Le 15 décembre 1861, le Supérieur Général de la Congrégation de la Mission, M Etienne , approuva le projet de M. Nicolle, jeune lazariste, de fonder une association pour consoler Jésus dans le mystère de ses douleurs, en ces termes : « oui, mon cher ami, elle vient de Dieu, la pensée d’établir la Confrérie de l’Agonie de Notre Seigneur et je vous engage à poursuivre sans délai la réalisation de ce projet…Ce n’est que l’application de la dévotion du scapulaire de la Passion que Notre Seigneur a confié au Zèle de la Congrégation ».
Monsieur Nicolle prend la plume et commence à rédiger un règlement qu’il intitule le Règlement de l’œuvre de la Sainte Agonie de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Il se rend à Lyon pour exposer le tout au Cardinal de Bonald. Celui-ci l’écoute avec attention, et s’écrie : « cela pourrait bien venir de Dieu, Monsieur le Curé. » Il ajoute : « Mais c’est merveilleux Mr le curé, mettez moi le premier sur le registre, en tête des associés ! ».
Dans le bref daté du 14 mars 1862, Pie IX érige la Confrérie, exprimant le désir de voir une Association si utile se développer de jour en jour. L’Archiconfrérie commence réellement à exister le 2 mai 1862, par la célébration d’une première messe.
Un bref du 15 mai 1865 élève l’association au rang d’Archiconfrérie pour le diocèse de Lyon.
Le 3 octobre 1873 un nouveau bref de Pie IX étend l’archiconfrérie à toute la France et en fixe le siège principal dans la chapelle Saint-Vincent de Paul, à Paris.
Le Pape Léon XIII étend le titre de l’Archiconfrérie à l’univers par un bref du 2 octobre 1894. C’est à partir de ce moment que l’œuvre s’étend de plus en plus et se répand dans le monde entier. Elle compte au début du XXème siècle, plus de 200 confréries agrégées : Jérusalem, Rome, Turin, Madrid, Bruxelles, Dublin, Alexandrie, Beyrouth, Salonique, Baltimore, Emmitsburg, Buenos-Aires, Lima, Guatemala, Bahia, …Le nombre des Associés augmente de façon considérable et parmi les premiers nous comptons : Saint Pierre Julien Aymard, le P. Chevrier fondateur du Prado à Lyon, des cardinaux , des évêques…
Pour le Jubilé de l’Archiconfrérie, la cérémonie de la consécration de l’autel de la sainte Agonie a lieu le 9 octobre 1912, en la chapelle Saint Vincent de Paul . Une grotte en staff se trouve placée derrière l’autel de marbre blanc pour recevoir la statue en bois sculpté de Jésus agonisant et de l’ange lui présentant le calice. Une boiserie en chêne est sculpté pour entourer la grotte. Sous l’autel un bas relief en bronze représente la mort de saint Joseph. La Mère des douleurs aura aussi sa statue, et le bon larron la sienne.
Un calice magnifique, symbole du Calice de l’Agonie de Jésus est offert pour ce cinquantenaire.
Préparons nous au cent-cinquantenaire qui approche…2012 SERA LE PROCHAIN JUBILE de l’Archiconfrérie !".
Ci-dessous le Scapulaire Rouge de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ.

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